Voyages 2005-2006

18/1/2006

Nouvelle-Calédonie par Gerard, papa de Lionel

Nouvelle-Calédonie, terre d’accueil, doit son nom à l’explorateur James Cook, sujet écossais ou calédonien arrivé là-bas vers 1774.
Depuis l’avion, avant l’atterrissage à TONTOUTA, on observe des couleurs bleues, vertes plus ou moins foncées (barrières de corail), translucides la plupart du temps, le long des côtes souvent très découpées, parfois avec des plages de sable blanc-beige, au milieu d’un océan Pacifique fascinant. On voit aussi et surtout des montagnes sèches, puisque c’est l’été.
A l’aéroport, contrôle de police et surtout phytosanitaire, probablement destiné à réduire l’entrée de conserves ou autres matières importées et commercialisées dans le pays.
Immédiatement, après une courte attente, nos deux pigeons voyageurs, E et L, nous convoient vers SARRAMEA où Annie, Mimi, et Déliciosa nous accueillent puis nous font connaître, tout près de là la sympathique et dynamique Simone, authentique caldoche ainsi que William (tahitien d’origine).
Tout de suite, dans l’ambiance d’un fond d’une vallée gardée précieusement naturelle, apparaît le faré de Mimi et Annie, oh combien séduisant pour tout écologiste ou amoureux de la nature.
Dans ce coin magique, nous ferons la visite de quelques cascades et nous assisterons au coucher des poules qui n’oublient pas de caqueter pour appeler avec autorité leur progéniture dans les branches d’arbres pour la nuit, afin de les protéger des prédateurs. C’est dans ce lieu de rêve (la nature à l’état pur) que nous fêterons Noël puis Nouvel An avec Mimi comme grand chef avec une délicieuse rouelle préparée à l’étouffée dans un foyer creusé dans le sol, accompagné de squashs non moins délicieux, le tout après une excellente salade tahitienne.
Pendant les 4 jours passés chez Simone, nous avons collecté quelques coques sur la plage de Teremba (et non pas Basse Terre), qu’elles étaient bonnes !, et vu des élevages de crevettes dans cette baie de Moindou.
Dans ce coin, le cagou, oiseau national au cri de chien s’est fait entendre sans se laisser voir ; parmi les autres oiseaux : des lunettes, des hirondelles, des oiseaux genre merles (?), etc. De magnifiques fleurs : frangipaniers, énormes bougainvillées, hibiscus à une ou deux têtes, des espèces de tiarés (fleurs de Tahiti)…, de toutes les couleurs sans parler des flamboyants et autres arbres jaunes et divers agrémentent le paysage. Au milieu de tout cela beaucoup de tarentes, genre de lézards aux cris caractéristiques et qui tiennent compagnie dans les maisons et farés, même la nuit.

De Sarraméa, cap sur Bourail puis par une transversale vers Houlailou où, comme à bien d’autres endroits, une boussole aurait été utile pour palier l’absence de panneaux de direction, puis Poindimié par une route en bordure de mer, avec plein de petits cols parfois bien pentus, l’altitude avoisine 100 à 200 m. Poindimié où il y a une magnifique piscine municipale, fermée ce jour-là, dommage ; une autre piscine, dans un Monitel (genre de Motel), où les gens se baignaient tout habillés et dont la couleur n’était pas aussi claire que celle de l’océan voisin et dont le prix firent que nous avons poussé jusqu’à Hienghène dans un gîte…. où nous avons passé la nuit dans le faré qui faisait office de bar, faré de la tribu We Houte.
Hienghène : nombreux points de vue et la fameuse poule, un rocher dans la mer. Bronzage à la plage chez Maria qui nous a fait goûter des gobbis de mulet (brochettes de poisson cuit sur la braise), expliqué l’élevage de bigorneaux pour faire des amorces pour aller pêcher. Visite du centre culturel, de cases de chefferie, de sculpteurs ; documents sur l’histoire et les coutumes kanakes. Ce fut l’occasion de manger du bougna, plat traditionnel à base d’igname, tarot, écrevisses, bananes.
Ensuite, direction Koné par une transversale montagneuse (feux de forêts au loin) par différents cols. Le soir, pot chez Jacques , l’infirmier et son fils Maxime. A midi, nous rencontrons notre premier petit restaurant sympa avec du poisson comme le mahi-mahi ou du thon fris et de la salade tahitienne.
Le lendemain, ascension en plein midi, bien 40°, pour admirer le cœur de Voh. (voir « la terre vie du ciel »). Heureusement, les gendarmes, très sympas, étaient là pour nous indiquer le chemin. Bien sûr, séances photos diverses et sur le chemin, photo d’une belle araignée.

Après le réveillon, embarquement sur le Betico, direction LIFO,U une des îles Loyauté ou l’accueil fut fantastique avec des gens d’une extrême gentillesse; remarquable .
Le soir, gîte chez Benoît après un repas préparé par Patricia (Ali Noé) aidée de Rosewee et Rosalie, toutes kankes.
Le lendemain, petite balade à Notre Dame de Lourdes pour un magnifique point de vue sur la mer ; et baignade dans la baie de Jisek ou Lionel a failli prendre un coucher de soleil en photo.
Jour suivant : magnifique tortues le long du ponton de chez Benoît. Estelle, j’ai bien dit Estelle, à 5 heures du matin y était pour admirer ces fascinantes tortues ! L’après-midi, match de cricket, façon calédonienne dans une ambiance de fêtes de nouvel an.
Avant de partir débarquement de touristes australiens en croisière, avec accueil avec chants, danses locale et ventes d’objets divers sous le grand faré (sculptures, t-shirt, gousses de vanille, peintures de paysages…)
Le 4 janvier, nous rendons la voiture et partons en stop de Lucilla pour le faré Falaise dans la tribu de JO KIN où nous passerons deux jours au milieu d’un multitude de papillons.
Baignade l’après-midi dans une crique avec fortes vagues, au milieu de kanaks plongeant et virevoltant surtout lorsqu’il y avait de grosses vagues.
Visite d’une vanilleraie à Mucaweng, avec force détails sur la culture de la vanille (fécondation, tuteurs, 3 étapes de séchage…). Tout près, une église et un monument pour la tribu (avec une tortue symbole du bonheur ; un serpent symbole du mal ; une lance et une clé symboles de la tribu).
L’après-midi, visite d’une chefferie à Hnatalo avec explication du fonctionnement de la tribu et de la coutume (mariage du fils du chef avec épouse désignée ; prélèvements pour la tribu…)
Ici le bois : kuli et pinus, différent du niaouli de la Grande Terre.
Dernier jour sur LIFOU : complaintes de Louise qui fait tourner le faré sans beaucoup d’aide de Georges son mari. C’est d’ailleurs Louise qui “nous ramène” au port, le 4*4 étant conduit par Lionel.
Avant d’embarquer sur le Betico pour le retour, longue discussion avec l’indépendantiste du coin, bien que pas pressé pour l’indépendance surtout sans les subventions.

Le soir, repas à Nouméa sur le catamaran de Gérard et Marie-France.
Le samedi, tour sur ce catamaran « ORO ». Snorkeling, magnifiques poissons. Estelle a même caressé un gros poisson. Pour Gérard et Margot, coups de soleil indiscutables, malgré la ou les crèmes.
Dernier jour : visite du marché de Nouméa puis du fameux centre TJIBAOU.

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