Nouvelle-Caledonie par Margot, maman de Lionel
On a surtout de la Nouvelle Calédonie l’image de belles plages de sable clair bordées de cocotiers, ce qui est exact. Mais on sait peut-être moins que c’est une île au paysage extrêmement vallonné pour ne pas dire montagneux et bien des bords de mer sont caillouteux et peu accessibles.
En cette saison d’été aride la terre est sèche, la végétation moins luxuriante qu’aux Antilles par exemple, la chaleur accablante (souvent 35° C). La mer étant à 28 - 30° C, on y entre plus facilement que dans l’Atlantique !
Les Calédoniens sont des gens extrêmement accueillants, très souriants et surtout très attentionnés les uns vis à vis des autres. Toute personne qui en croise une autre, blanche ou noire, fait un petit signe et un sourire, les gens ne se bousculent pas et sont d’une politesse exceptionnelle ! Voilà à coup sûr un des plus grands dépaysement par rapport à la métropole.
Dans le Nord de l’île, les kanaks qui vivent pour la plupart dans des maisons “actuelles", souvent très rudimentaires, (bois et tôle) ont presque tous à côté de cette maison, un “faré” case ronde en bois et paille. Ce faré équipé seulement de nattes en paille ou de matelas en mousse constitue leur pièce à vivre et est très souvent affublé d’une antenne parabolique qui leur permet de capter Canal + sat. ce qui donne un contraste pour le moins amusant : la case en paille avec son antenne satellite ! L’électricité semble être installée absolument partout, et le réseau téléphonique couvre tout le territoire.
Sur l’île de LIFOU, qui elle est plate, avec les fameuses plages bordant la mer qui a tous les tons de bleu et turquoise, l’accueil des habitants est extrêmement chaleureux et les jours semblent se dérouler dans la bonne humeur.
Bien entendu, les touristes sont très peu nombreux compte tenu de l’éloignement par rapport à la métropole, les Japonais restent dans les hôtels et les Australiens brillent par leur absence qui s’explique par des tarifs extrêmement élevés et une absence remarquable d’infrastructures touristiques. A part les séjours en pension complète à l’hôtel toute autre formule devient problématique : peu d’hôtels, les gîtes d’un confort plus que sommaire et de propreté très douteuse, l’eau courante aléatoire et pas de restaurants !!…
Les prix très élevés contribuent à un mode de vie simple et frugal. Dans les campagnes en dehors de la chasse, la pêche et un peu de culture, il n’y a rien à faire. Mais les gens sont souriants et agréables.
Nous avons donc vécu le confort routard pour avoir le plaisir de retrouver nos enfants pour les fêtes de fin d’année.
Choc thermique au retour : partis à 35° C, après 23 heures d’avion + 2 heures d’escale on atterrit pour trouver 2-3° C auquel il faut ajouter un décalage horaire de 10 heures. Dur, dur d’être parents et touristes!!
Bonne année à tous.
PS : les moustiques nombreux et agressifs ont adoré nos peaux blanches…