le passage de la frontiere sino-vietnamienne
Dongxin : un pont. La Chine d’un coté, de l’autre le Vietnam. On va d’un pays à l’autre à pied : les formalités en anglais sont rapides et nous voilà au Vietnam. Mais alors pourquoi notre amie chinoise nous a dit que la frontière était fermée ?
La réponse nous est donnée par un restaurateur vietnamien de Nouvelle Calédonie (émigré en 1962) sur la baie d’Halong : le gouvernement chinois a fermé la frontiere à ses ressortissants pour qu’ils cessent de perdre leur argent dans les casinos viets de la baie d’Halong. Les dizaines d’hotels et restaurants de la baie, construits depuis 5 ans pour acceuillir les touristes chinois sont vides.
Quelques occidentaux (environ 500) déambulent mais rapportent moins que la masse de chinois (ils étaient plusieurs milliers à arriver chaque jour) qui passait avant février 2005, date fatidique de “fermeture” de la frontière. Pour revenir dans le coin, il leur faut prendre une autre route, soit 400 km, 9 heures de route. Dissuasif, pas vrai ?
Pour nous, il faut maintenant échanger nos yuans en dongs : pas de banque à l’horizon… Et d’un coup, sur un marché, une place, des femmes comptent des tonnes de billets : c’est la banque en plein air ! Nous changeons tous nos yuans et devenons millionaires, en dongs. Ca va chercher dans les 50 euros… il va falloir s’habituer a tous ces zéros.