Kompong Cham
Une petite ville pleine de surprises : la colline de l’homme et celle de la femme, le Wat Nokor, mais aussi la rencontre avec un bonze : il s’appelle Moun et parle un anglais qu’il a appris tout seul. Content de le pratiquer, il nous invite à visiter sa Pagode Beong Kok (et not Bangkok en Thailande !). Nous arrivons le soir et sommes accueillis par une dizaine de bonzes en robe orange. Ils sont jeunes (21/23 ans), curieux de nous voir et visiblement heureux de nous parler. Moun nous invite chez lui : un petit espace limité par des tissus orange dans une grand salle : il n’a qu’un lit sans matelas, un petit bureau et plein de livres. Il nous offre de l’eau en bouteille et apporte un ventilateur : nous sommes accueillis comme des rois. Nous discutons de leur vie, de la notre en leur montrant les cartes postales de Paris et Chamonix. C’est tres enrichissant. Ils ne mangent que 2 fois par jour, ne boivent pas d’alcool, ne doivent pas etre touchés par des femmes (Estelle a failli faire une bourde au moment de la photo). Mais on n’a pas trop compris le pourquoi des robes orange. Il est tard : 3 bonzes nous ramenent à l’hotel. C’etait une soirée qu’on n’oubliera pas.
Le lendemain 7 heures, nous visitons une plantation d’hévéas : de jeunes gens sur des échelles en bois cisaillent le tronc des arbres pour y faire des rigoles (c’est la “saignée") d’ou coule la seve blanche jusque dans des bols. Puis direction l’usine de caoutchouc ou la seve est mélangée a de l’acide. L’ensemble déja caoutchouteux repose dans des bacs puis est broyée dans des machines. Au final, on obtient un caoutchouc jaunatre. On se demande en sortant quel était le travail exact de Gérard, le papa de Lionel…