Voyages 2005-2006

28/3/2006

Valparaiso

Ville aux 45 cerros (collines), il fait bon s’y promener de bas en haut grace aux ascenseurs. On prend le plus v i e u x, le plus incliné, le plus connu, un autre dans un recoin… Et à chaque détour, apparaissent des maisons de toutes les couleurs. La municipalité a fait campagne pour motiver les habitants a repeindre leurs facades. cf. photos (!).
Enfin, n’oublions pas le port qui domine “Valpo” (et son économie) de ses énormes cargos et containers. Nous retrouvons Claire et Philippe avec qui nous visitons une maison du poete Neruda, la “Sebastiana”.

Oh ! Santiago de Chile !

Des centaines de bus déboulant plus vite les uns que les autres, des badauds et des spectacles dans les rues, un centre ville dense mais des quartiers plus aérés accessibles à pieds, voilà ce que nous retiendrons de Santiago, capitale du Chili. Dans cette ville où tout semble etre “culture” (et où rien n’est donc plus vraiment “culture” ?), nous découvrons Pablo Neruda, poète émérite - Prix Nobel de littérature en 1971 -, diplomate dès l’age de 23 ans, plus tard ambassadeur en France ; nous visitons la maison “la Chascona” qu’il a faite construire dans les années 1960, un vrai bijou.
Santiago restera aussi l’endroit ou avec Claire et Philippe, nous aurons assisté à un concert de Manu Chao qui s’écriait toutes les 2 minutes : ” Oh ! Santiago !“.
Manu Chao

26/3/2006

appareil photo

DEGOUTES !
A la descente du bateau a Puerto Montt, Estelle montre a Tiffany nos dernieres photos. Puis direction notre hotel en bus. Nous nous rendons alors compte de la disparition de notre appareil photo.
Branle-bas de combat, nous retournons au débarcadaire et visionnons (le lendemain) la camera de securite. Pas de chance : nous étions dans un angle mort. Apres déclaration a la police, nous agissons :
* annonce a la radio locale a midi
* petite annonce dans le journal local durant 3 jours
* affichage papier dans quelques endroits de la ville

L’ensemble avec promesse d’une recompence. On ne se fait guere d’illusion, mais ca valait le coup d’essayer. Les photos d’Ushuaia, du glacier Perito Moreno, du parc Torres del Paine et du bateau ont disparu.
A ce jour, aucune nouvelle.
Il n’y aura pas de photos sur le blog jusqu’au rachat d’un nouvel appareil.

Le bateau

Pour aller de Puerto Natales à Puerto Montt au Chili, 3 solutions : l’avion, le bus passant par l’Argentine (30 heures) ou le bateau. Nous choisissons cette derniere option apres mures réflexions en raison du prix. La perspective de naviguer entre les fjords nous a convaincus.
Nous nous retrouvons dans une cabine de 4 personnes (sans fenetre), avec un couple d’américains (Spencer et Tiffany) adorables, et qui ne ronflent pas ! Quelle chance !

Tres vite, nous connaissons la plupart des passagers ; un bon tiers est francais. Rencontres, discussions, mélanges des langues : l’ambiance est a l’échange d’expériences. Nous jouons aux cartes avec Spencer et Tiffany (on leur apprend meme le tarot !), aux echecs et au yam. Des documentaires, films en anglais sous-titres en espagnol sont proposés et le dernier soir, ont lieu un “Bingo” et une soirée dansante. Lionel achete 2 cartons et voila que nous gagnons 2 fois !!! Nous dansons la salsa au rythme de la mer.
Les paysages plutot jolis (fjords, un glacier, et le village de “Puerto Eden”). Le temps s’ameliore apres un depart reporte de 12 heures pour cause de mauvais temps. Pendant la traversee du golfe, le bateau tangue enormement (les passagers ont ete invites a prendre des comprimes). Lionel et Spencer manquent de tomber de leurs couchettes pendant la nuit (Tiffany et Estelle ont prevu le coup et se sont installees en bas).
3 jours, 3 nuits sur le bateau : on ne regrette pas. Depuis, nous croisons régulièrement sur notre chemin des gens du bateau…

18/3/2006

Perito Moreno, le glacier d’El Calafate (Argentine)

Cela ressemble a une grand-messe, ou un evenement footbalistique type coupe du monde. On nous dit que “cela arrive tous les 4 ans” , pourtant là, cela ne fait que 2 ans.
Par groupe, armée de sandwichs, la population converge pour rejoindre le point de vue. Parmi les nombreux argentins, certains n’ont pas hésité à fermer la tienda (le magasin) pour etre présents.
Il reste 2 km a parcourir. Des bruits de canon déchirent l’air. Encore 500 mètres, déjà on l’apercoit : le glacier gigantesque “Perito Moreno“.
50 mètres de hauteur, dominant 2 lacs, ce glacier d’un bleu éclatant, tout en falaise, se disloque sur une centaine de mètres de ses 1.5 km de largeur. Une voute creusée sous le glacier par les lacs menacent de s’effondrer. Des pans de plusieurs tonnes du glacier plongent dans l’eau .
Nous restons 4 heures, sous la pluie, au vent, pour apprécier le spectale hors du commun. “Fox glacier et Cie (Nouvelle - Zélande), allez vous rhabiller“. Les grands coups de semonce résonnent et enfin, dans un splash époustouflant, la moitié de la voute s’effondre : applaudissements, appareils photos sortis par centaines malgré la pluie, “c’est énorme“.
Mais qu’est-ce que je fais là à écrire cet article : le reste de la voute tient encore, le spectacle continue. Ciao.

15/3/2006

Le parc Torres Del Paine

Entre Ushuaia et Puerto Natales, de nombreuses personnes nous ont fait part de leur engouement pour le parc “Torres del Paine”. Mais nombre d’entre eux étaient estropiés, éclopés, aux genous, aux pieds…. Après réflexion, nous nous sommes donc décidés pour 1 journée sur place, pour voir les tours (les Torres) mais en évitant soigneusement le “W”, cette marche de 4/5 jours avec sacs et tentes sur le dos.
Légers comme l’air, nous avons marché 3 heures aller, 2 heures 45 retour (contre 8 heures pour les valeureux W-istes) avec un temps agréable malgré un vent tres fort. Estelle Bravard a failli s’envoler plus d’une fois, mais Lionel Althuser l’a rattrapée !
Le parc est l’occasion de se ruiner : 16 euros l’entrée, 16 euros le bus + 4 euros le minibus. Ne parlons pas du prix des refuges sur place , meme certains campings sont chers.
Toutefois, notre conclusion est : les Torres valent le détour

14/3/2006

Chili ou Argentine ?

Nous pensions ne visiter que le Chili. Mais la réalité des routes et des curiosités nous entraine a passer “x” fois la frontière. Notre passeport collectionne les tampons chiliens et argentins.
Les 2 pays se partagent la Terre de Feu et la Patagonie. Punta Arenas au Chili, Ushuaia en Argentine, le parc Torres del Paine au Chili, le parc national des glaciers à El Calafate en Argentine… Du coup, nous transportons des pesos chiliens et argentins en permanence. Heureusement que ce ne sont pas les memes montants : 1000 pesos Chiliens = 5 pesos Argentins (mas o menos). Cote dépenses, meme si on entend que le Chili est plus cher que l’Argentine, on ne constate pas une énorme différence entre les 2 pays dans le sud. A voir dans le nord des 2 pays…

12/3/2006

Ushuaia

Punta Arenas : nous sommes à 12 heures de bus du bout du monde, dénomination usurpée par Ushuaia en Argentine. C’est l’occasion de traverser le détroit de Magellan, escortés par des dauphins noirs et blancs.
Nous visitons à proximité le parc national de la Terre de Feu avec Pierig “notre” breton du bout du monde. S’y trouvent des barrages de castors, mais ses habitants ont deserté les lieux : dommage.
La visite de l’ancien pénitencier d’Ushuaia est l’occasion de mieux connaitre la ville et ses habitants.
Le Cap Horn est a nos portes mais hors de portée (850 US dollars la croisiere). Ne parlons pas des 2500 US dollars pour atteindre l’Antartique ! Nous nous contentons d’un vol de 45 minutes en avion a 55 US dollars. Nous avons ainsi le loisir de voir Ushuaia d’en haut, le phare et Puerto Williams, la ville la plus australe, la vraie, en d’autres termes, le vrai bout du monde, chilien.

NB: premier commentaire = réponses à vos commentaires

10/3/2006

Punta Arenas

Fini la chaleur et les tacos : voici Punta Arenas en Patagonie, coté Chili.
A ces latitudes, nous pourrions nous attendre à la neige et un froid quasi-polaire, mais une parka (achetée en solde -rentrée des classes oblige - pour Estelle), suffit, pour affronter le vent.
Punta Arenas est une ville tranquille avec de larges allées, elle rappelle la Nouvelle-Zelande. Les restaurants et la nourriture ressemblent à ceux de France.
La faune est toutefois différente; nous allons voir une colonie de pingouins (ou manchots ?). Pas de banquise, mais de simples nids dans les herbes hautes, dont nous sommes séparés par des cordelettes. L’un de ces petits animaux rigolos passe en dessous et se retrouve sur notre chemin. Dommage que le bus nous laisse si peu de temps avec eux.
Copain - copine

Nous rencontrons Patricio (par Hospitalityclub), meteorologiste du coin. Difficile de comprendre le temps du lendemain : “temps variable", “les 4 saisons en une journée". Nous devons avoir de la chance car depuis 4 jours, nous avons que du soleil…

6/3/2006

Aventures en aeroports

Culiacan - 7H : notre avion decolle dans 1h30 et nous nous apercevons que sur le billet d’avion est ecrit 25 mars au lieu de 25 fevrier ! Heureusement, nos avocats mexicains plaident en notre faveur au guichet d’enregistrement et nous nous envolons à la derniere minute pour Mexico.
Mexico - 21H : notre avion prend 4h30 de retard, suite à un probleme de radar dans la tour de controle de l’aeroport. C’est le bazar dans l’aeroport de Mexico.
Santiago du Chili - 12H a midi : notre correspondance est ratee. Personne ne nous informe de la connection suivante a 13H05. Passer la douane, recuperer les bagages et nous voila à attendre 6h le prochain vol pour Punta Arenas.
Punta Arenas - 0H30 : mini-scandale d’une francaise dans l’aeroport : Estelle Bravard avait obtenu l’assurance de trouver un transfert et un hotel payes (par Lan Chile Airlines) à l’arrivee. Personne pour accueillir ni Lionel Althuser, ni ladite Estelle Bravard.
On ne sait plus ou - 1H30 : enfin au lit, 36 heures apres avoir quitte notre bon matelas chez Jesus.
Punta Arenas centre, le lendemain (de 9H à) 15H : apres plusieurs visites chez la Lan, une nuit d’hotel avec 2 repas nous est offerte. Et quel hotel ! 175 dollars la nuit, avec restaurant panoramique !

Moralite : au dicton “Tout vient à point à qui sait attendre", ajoutons “et insister un peu".

Yasmin

Nous avons rencontre Yasmin et Michel en 2002 lors d’un voyage entre Mexico et Cancun. Depuis, nous nous sommes revus a Bordeaux (chez Michel) et a Paris.
Cette annee est l’occasion de nous revoir a Culiacan (chez Yasmin). Nous nous retrouvons donc la-bas en fevrier pour combiner cette visite avec l’arrivee des baleines dans la region de Basse Californie.
Yasmin, organisatrice nee, met en place un programe “all inclusive", d’une main de maitre : enfin, nous n’avons plus a penser aux lendemains… C’est tres agreable !
Yasmin adore la bonne cuisine, elle nous fait decouvrir des plats typiques delicieux… miam !
Yasmin, c’est surtout une verve exceptionnelle : elle connait tout le monde tres vite et nous sort de toutes les situations grace a son bagou.
Morceaux choisis
* A la Paz, arretes par une policiere dans une rue en sens interdit (bravo !) et sous le coup de payer une amende, Yasmin prend les devants, s’excuse a gogo, explique que nous sommes perdus, expose “ils sont francais", decrit le parcours de la journee, demande notre chemin… Finalement, la policiere nous indique la voie et nous laisse partir.
* A Guerrero , aller voir les baleines coute 48 dollars par personne… Yasmin, apres de longs conciliabules, obtient les billets a 28 dollars par personne.
* A Santa Rosalia, Lionel oublie a l’hotel son … calecon ! Nous repassons par la ville 2 jours plus tard. Yasmin va a l’hotel. Personne. Elle se debrouille pour trouver la maison des proprietaires : personne. Le voisin l’envoie dans la famille dont la soeur du pere du proprietaire telephone au fils… qui finalement nous attendra a l’hotel pour nous rendre le calecon.. Ouf ! Tout ca pour un calecon !
* A La Paz, location de voiture : on la rend 3 heures plus tard que prevu… pas de probleme : Yasmin assure.

Vous l’aurez compris, Yasmin est un atout majeur pour des backpackers : elle est tres genereuse et fait son possible pour faire plaisir. A noter qu’en plus, c’est une excellente cuisiniere et coiffeuse (cf la coupe de Lionel) et une masseuse emerite !

Merci Yasmin pour ce chouette sejour au Mexique !

Basse Californie - Mexico

Allez en Baja California les mois suivants : decembre, janvier et fevrier : vous y verrez des baleines qui batifolent en sautant comme des dauphins. C’est exceptionnel.
Baleine qui saute comme un dauphin

Pour nous remettre de ce spectacle, nous visitons Mazatlan, ses plages, son centro historico. Encore l’occasion de gouter a l’hospitalite de la famille de Yasmin (Aron et Aidee). Retour a Culiacan avec une soiree “200 crepes francaises” en guise d’au revoir a notre famille mexicaine preferee.
Une escale de 10h a Mexico nous permet de visiter le magnifique site de Teotihuacan. Temples du soleil et de la lune atteints apres 1 heure de bus (entree gratuite pour les etudiants), un peu d’histoire azteque apres tous ces bons repas, cela permet de mettre en perspective le temps present.

3/3/2006

Baja California

Soudain, la vie se teinte de vert et de bleu turquoise. Elle s´habille de petites touches brillantes sur la mer et la fortune se reveille avec nous : elle decide de nous recouvrir de sa drape. Quelle experience si fabuleuse de se sentir freres, amis et partager la singuliere aventure dans un petit morceau de terre, d’eau, de soleil gourmand eclabousse de tacos (sin chile), de cactus geants et l’emotion grandiose de faire d’un beau reve, une realite.
Fabuleux destin qui reste imprime dans l’histoire, la votre et la notre. Un immense desert de minuscules chandelles piquantes … qui s’approchent et se revelent de veritables geants phalliques. La mer s’ouvre soudain devant nos yeux incredules pour laisser apparaitre sa majeste la baleine grise.
Comment ne pas etre emerveille par cette masse de 15 m de long et de pres de 30 T qui s’attarde à nos cotes, sereine et paisible, accompagnée de son baleineau qui, lui, nous envoie un clin d’oeil complice.
Moments sublimes et magiques qui resteront pour longtemps graves dans nos memoires.

Yasmin et Michel

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